dimanche 8 avril 2012

AUTOFORMATION : S'ARMER FACE A POLICE EMPLOI...

DES ARMES ET DES PRATIQUES POUR SE DEFENDRE FACE A POLICE EMPLOI 

Le collectif chômeur-ses et précaires de Lille (CCPL) accueille deux animatrices du collectif Recours Radiation (Lyon) qui nous a proposé une journée d'AUTOFORMATION
LE SAMEDI 14 AVRIL
10H - Au 32 rue d'Arras, Lille-Moulins (ouverture du local, mis à disposition par l'Union Locale des syndicats de la CNT Lille, à partir de 9H).

Convocations (dématérialisation...), radiations, PPAE imposés... ont des conséquences innacceptables sur les gens inscrits à Pôle Emploi. Les chômeur-ses et travailleur-ses précaires sont souvent confronté-es à ces pratiques nuisibles. La plupart du temps nous sommes isolé-es face à l'institution.

Cette journée vise donc à mettre en avant NOS DROITS, DES OUTILS JURIDIQUES,  DES PRATIQUES DE RESISTANCE, UN PARTAGE DES EXPERIENCES... Il ne s'agit pas d'une permanence du collectif en lien avec des situations personnelles en litige avec pole emploi ou la CAF (ça c'est chaque jeudi après-midi), mais d'une formation collective pour renforcer nos résistances et les partager progressivement face à la machine à précariser qu'est Pôle Emploi. Une étape importante où il s'agit en somme de poser des bases d'autodéfense qui potentiellement pourront aussi contribuer à des réseaux d'entraide. 
Depuis sa création en janvier 2012, le CCPL vise à une auto-défense collective contre l'isolement que nous impose le fonctionnement de l'institution, qui nous broie et applique concrètement les discours stigmatisant, culpabilisant et criminalisant les précaires. Nous en avons marre de subir le contrôle institutionnel sur nos vies et la précarité et l'exclusion qu'il entretient. 

Recours Radiation nous propose donc leur aide et un partage des expériences, afin que le collectif de Lille puisse continuer de se construire et renforcer sa dynamique actuelle, tout en permettant une première étape de mutualisation, malgré la distance géographique. En s'appropriant collectivement des outils et des modes opératoires lors de cette journée, en confrontant aussi nos expériences concrètes sur le terrain, nous comptons faire en sorte qu'au CCPL chacun et chacune puisse être autonome dans les réflexes de résistance, puisse les renforcer au gré des expériences successives, et aussi les propager. Le danger serait en effet que quelques spécialistes prennent le pas sur l'aspect collectif (malgré eux-elles), et que donc le décodage du fonctionnement insitutionnel, nécessaire à toutes et tous, dépend d'une minorité. Résister est un aspect important (annuler des radiations, refuser le chantage à la subsistance, obtenir ses dûs financiers etc), car ça contribuera à ne plus subir et à renverser concrètement les discours et pratiques gouvernementaux qui nous écrasent et nous tuent.

Nous invitons les gens qui souhaitent nous rejoindre au CCPL à venir à cette journée, ainsi que militants, syndiqué-es, acteur-trices associatifs... intéressé-es de travailler avec nous sur ces problématiques.
 
Recours radiation : http://www.recours-radiation.fr/
 

Grève de la faim des diplômés chômeurs : Les grognes sociales se poursuivent

En sit-in depuis le dimanche 01 avril, les chômeurs diplômés ont entamé une grève de la fin « pour exiger la satisfaction de leurs doléances ». Réunis devant les grilles de la Présidence à Nouakchott, les protestataires exigent des emplois et dénoncent plusieurs promesses non tenues par les autorités.


Ils avaient élu domicile devant le « mur des lamentations »pour dénoncer leurs dures conditions de vie. Ils étaient venus le dimanche pour rencontrer le président de la République, mais depuis lors, ils n’ont pas pu repartir. Pour faire entendre leurs voix, ils ont préféré s’engager dans un bras de fer avec les autorités. Un sentiment de frustration et d’incertitude qui a poussé les diplômés chômeurs, à observer une grève de la faim, le mardi 03 avril.

Dans son discours tenu, le 13 mars à Nouadhibou, le Président de la République avait souligné l’inadéquation entre le système pédagogique en vigueur et les besoins du marché de l’emploi. Il avait indiqué que 85% des sortants de nos universités, sont détenteurs de diplômes en sciences humaines, alors que le marché du travail à besoin d’une main d’œuvre professionnelle qualifiée.

Pour venir en aide aux diplômés chômeurs, le gouvernement mauritanien avait créé en 2011, un projet agricole pilote dont le but était de réduire le volume des importations alimentaires du pays, par l’achat des productions vivrières des jeunes agriculteurs. C'est ainsi que 2099 hectares ont été aménagés dont 1324 hectares ont été distribués à 125 jeunes diplômés et 115 hectares au profit des coopératives villageoises au niveau du Trarza et du Brakna. Des études ont été réalisées pour l'aménagement de 3.700 hectares répartis entre les wilayas du Trarza (2.400 hectares) et le Brakna (1300 hectares).

À Nouadhibou, Ould Abdel Aziz avait souligné l'importance de l'agriculture pour le développement économique du pays. Il avait expliqué que les jeunes diplômés, enregistraient des résultats encourageants. Néanmoins, le président de la République s’était engagé à rendre disponible davantage d’opportunités d’emploi, dans le domaine des pêches et des industries à travers, la dynamisation de la formation professionnelle. Il avait exhorté les jeunes à participer à la vie publique, précisant, qu’il compte sur eux pour changer en mieux la situation et pour renouveler la classe politique du pays, en invitant les jeunes à se porter candidats aux élections parlementaires et à occuper des postes.

Selon la stratégie nationale de l’emploi, la Mauritanie enregistre un taux de chômage de 32,5% qui n’épargne aucune région, aucun milieu et aucune tranche d’âge. Ce taux de chômage est dû selon, le rapport: à l’insuffisance des opportunités offertes par une économie nationale peu diversifiée et dominée par le secteur informel, par l’inadéquation de la formation avec les besoins du marché, par le retard des mentalités par rapport au processus de développement du pays, mais aussi par la fragilité des politiques publiques précédentes qui ont toujours ignoré l’emploi comme objectif prioritaire.

Pour le moment, les grognes sociales des étudiants chômeurs continuent d’assourdir les occupants du palais gris. Un couteau à double tranchant qui risque de s’éterniser, car les autorités uront du mal à se débarrasser de ces « envahisseurs encombrants « qui viennent de lancer aujourd’hui, dans la bataille, leur dernière carte.
 
Dialtabé
Le taux de chômage reste toujours élevé

Dans notre pays, le taux de chômage reste toujours élevé, malgré une baisse de 0,80 point. C’est ce que vient de révéler un rapport gouvernemental qui indique que le taux de chômage dans le pays en 2009 était de 32%, pour revenir seulement à 31,2% en 2010.

Ce qui voudrait dire que 414 648 Mauritaniens sont actuellement sans emploi. En dépit, d’un repli du taux de chômage global par rapport aux années précédentes, le chômage chez les jeunes reste néanmoins très élevé et a même augmenté dans certains cas.

L’économie informelle et les activités à faible valeur ajoutée ont largement contribué à la création d’emplois dans le pays, au cours de la dernière décennie. C’est ainsi que le secteur informel emploie 85% de la main d’œuvre active, ce qui avoisine le nombre 914 352. Et 777 000 d’entre eux sont sans contrats de travail, sans protection sociale, ni droit à la retraite.

Les non-permanents dans le secteur public représentent près de 12 000 employés. Le secteur privé, qui est le seul capable de générer des opportunités d’emplois, est pour le moment, sans grandes envergures par rapport à la politique de l’emploi dans le pays, en raison notamment de l’absence d’une "inspection permanente du travail et l’application de la législation du travail".

Les secteurs du bâtiment, du transport, de la santé et du commerce, sont capable d’absorber la main d’œuvre nationale, mais restent pour la plupart mal organisés et marqués par une précarité grandissante. On voit donc que l’urgence serait que les politiques mettent davantage l’accent tant sur la quantité que la quantité des emplois. Par ailleurs, il est aussi nécessaire de réformer les systèmes d’éducation et de formation professionnelle qui jouent un rôle important dans l’insertion des jeunes sur le marché du travail. Les réformes partielles et les solutions temporaires adoptées pendant des décennies dans un secteur d’une telle importance se sont révélées visiblement inefficaces pour la plupart, ou ne sont plus viables.

Source CGTM
http://www.quotidien-nouakchott.com/greve-faim-des-diplomes-chomeurs-les-grognes-sociales-se-poursuivent

Une grève de la faim pour un emploi à Menton


Photo Olivier Ogéron
 
Depuis sept jours, Florence Harand a débuté une grève de la faim devant la mairie de Menton pour trouver un emploi après dix-huit mois de recherches infructueuses.
 
Face à la façade de l’Hôtel de ville, elle recueille quelques signatures couchées sur une pétition destinée à appuyer ses revendications. « Dans la plus grande indifférence, je vais me retrouver sans rien. Je ne fais pas l’aumône, je ne suis pas quelqu’un d’assisté. Je veux simplement un droit au respect et au travail ».

Une déclaration exprimée dans un climat familial très lourd, comme le démontrent celles de son père Guy et de sa fille Elodie...

http://www.nicematin.com/derniere-minute/une-greve-de-la-faim-pour-un-emploi-a-menton.834994.html
 

samedi 7 avril 2012

N’avoue jamais, un document sonore pour faire face aux contrôles domiciliaires de la CAF

Télécharger le fichier : Contrôles CAF, n’avoue jamais.

Inviter à une écoute collective de « N’avoue jamais » peut constituer une bonne introduction à des échanges sur ces enjeux, notamment en vue d’enquêter, de s’organiser et d’agir sur ce terrain.
N’hésitez pas à en faire usage !


Ils cherchent à nous enfermer dans la peur et l’isolement, nous avons à inventer de nouvelles formes de lutte et de solidarité !

Nous sommes des millions d’« assistés » à dépendre, pour nos revenus, le logement, bref, pour vivre, des institutions sociales [1] ; des millions à être considérés par la CAF, Pôle-Emploi, ou la Sécu, comme des fraudeurs en puissance, des mauvais pauvres à rééduquer [2], et à ce titre, contraints de nous soumettre à des contrôles, des humiliations, à l’arbitraire [3], pour conserver nos maigres allocations.


Au chômage comme dans l’emploi, la culpabilisation, la peur de se faire radier ou virer tend à neutraliser toute défense collective. Pour s’opposer à cette politique, le collectif de chômeurs et précaires des CAFards de Montreuil a réalisé un guide pratique sur les contrôles domiciliaires de la CAF. Il donne des billes pour se débrouiller face aux contrôleurs et invite à ne pas le faire seul, isolé, mais collectivement. Merci donc de faire connaître ce guide aux allocataires de la CAF de votre connaissance : Face aux contrôles domiciliaires de la CAF

Les CAFards proposent un rendez-vous mensuel pour échanger les expériences, débrouiller ensemble des dossiers litigieux, s’organiser pour partager les moyens de se défendre et affirmer d’autres valeurs que celles du travail et du mérite, d’autres désirs [4] que ceux que cette société veut nous faire intérioriser.
C’est le 1er vendredi de chaque mois, de 16h30 à 19h30, au Rémouleur, 106 rue Victor Hugo, Bagnolet, Métro Robespierre ou Gallieni.

Contact à distance : cafardsdemontreuil@riseup.net
Blog : https://cafard93.wordpress.com/

Notes : [1] Et nous avons donc aussi à penser ce fait par delà le guichet qui nous sépare de ceux qui nous font face, eux aussi managés (or Le management tue ! ) et contrôlés, voir cette analyse d’une salariée du Pôle emploi : Pôle Emploi : La violence et l’ennui, cette Lettre ouverte de quelques précaires aux conseillers de Pôle Emploi ainsi que Salariés de la caisse d’allocations familiales, chômeurs, précaires résistons à l’entreprise CAF ! .
[2] Ce que l’on ne dit pas : Économie du non-recours : 1 650 000 pauvres boudent le RSA
[3] Voir par exemple : « Absurdité », « torture morale », une enquête sur le RSA à Paris
[4] Les désirs ne chôment pas - Choming-out
Zapper le suivi mensuel de Police emploi, c’est possible : Pôle emploi : déjouer les convocs pour « entretien téléphonique », les radiations, le suivi... ; agir collectivement, c’est nécessaire : Pôle emploi : Radiation et indû annulés par l’action collective Porte d’Auteuil ; Pourquoi occuper les Pôles emploi ? MCPL - Rennes.
Lutter collectivement et gagner contre la CAF, c’est possible : CAF Nationale : 8 cars de CRS, 10 policiers en civil (im)mobilisés, 2000 euros de "trop perçu" RMi récupérés Et ne vous affolez pas, la police ne vient pas à chaque fois, et parfois ils repartent, constatant que se défendre pour obtenir son dû n’est pas toujours un prétexte suffisant pour une intervention. Souvent il suffit de se faire accompagner par la personne de son choix, de ne pas lâcher l’affaire.
Gagner des procédures juridiques contre ces institutions c’est possible :
Jurisprudence : Pôle Emploi enfin condamné pour insuffisance d’information
Emploi discontinu : victoire judiciaire pour - et contre - la sécurité sociale

Ni dette, ni culpabilité, ni honte, s’organiser !

http://www.cip-idf.org/article.php3?id_article=6131

Le grand écart


Des ex-salariés de Sandouville devant les... par France3Haute-Normandie

© France3 haute-Normandie

L’information, en tout début de semaine, est passée presque inaperçue. Seuls France3 Normandie, LCI, lemonde.fr, Europe1, RTL, Le Parisien, le Point.fr,  Libé, l’Humanité ou certains titres de la presse régionale lui ont consacré à peine une courte dépêche, sourcée AFP. Environ 90 ex-salariés de Renault-Sandouville, ayant accepté de quitter l’entreprise en 2009 dans le cadre d’un PDV (Plan de départs volontaires) avaient décidé d’attaquer leur ex-employeur en prud’hommes. Motif : piégés par le passage entre temps de la réforme des retraites, qui non seulement a reculé l’âge légal de possibilité de départ à la retraite mais également augmenté la durée de cotisations nécessaire pour un taux plein, ils n’allaient pas pouvoir faire la jonction entre le chômage et  la retraite. Et allaient donc devoir traverser une période « à découvert », sans revenus aucuns, si ce n’est une prise en charge hypothétique par l’ASS (allocation de solidarité spécifique), soit environ 468,90 €  pour un mois de 30 jours.

Certes, l’employeur ne pouvant être considéré comme directement responsable du changement de la donne en matière de retraites deux à trois ans plus tard, et le plan de départs relevant du domaine du contrat et la réforme de celui de la loi, on peut s’interroger sur la compétence du tribunal choisi pour régler ce problème. Et fort à parier que la direction de l’entreprise soit refusera de donner suite aux demandes des salariés lésés (qui ne font plus partie de l’entreprise) soit acceptera éventuellement de faire un geste mais seulement au cas par cas, ce qui n’est même pas prouvé. En effet, la tentative de conciliation qui a eu lieu lundi dernier a échoué et l’affaire a été renvoyée au jugement au 12 juillet.

Mais cette affaire a le mérite de lever enfin un peu le voile sur deux problèmes qui risquent de se poser crûment dans les mois qui viennent, jouant comme véritable nouvelle fabrique à exclusion et à pauvreté des seniors :

— le recours abusif à des PDV par les employeurs pour inciter les plus âgés à quitter l’entreprise, s’allégeant ainsi de la partie la plus coûteuse de leur masse salariale et s’exonérant bien souvent du même coup des mesures d’accompagnement  des futurs chômeurs. Ces vrais-faux plans de licenciements, s’ils présentent l’avantage d’être plus acceptables socialement (et moins médiatisés qu’un banal « plan social » ?) sont parfois abusivement utilisés et constituent à la longue une véritable "usine à chômeurs âgés". Sans compter qu’ils déplacent sans aucun contrôle le coût des anciens salaires versés vers les contributions publiques par le biais des allocations Pôle Emploi (environ 55% du salaire antérieur).

Qui n’a jamais assisté à ces regards en biais dans les couloirs d’une entreprise  (« Et toi, tu as fait chauffer la calculette ? Et avec ton ancienneté et 36 mois de chômage, ça le ferait ? ») n’a qu’une idée partielle de l’ambiance qui règne dans les entreprises au moment où la direction a fait semblant de consentir du bout des lèvres à troquer le Plan de départs contraints sur liste de suppressions de postes qu’il avait annoncé contre un Plan de départs volontaires obtenu de haute lutte par l’intersyndicale. « Nous avons dû faire le sacrifice de nous séparer des plus valeureux d’entre vous, ceux qui sont un peu la mémoire de notre entreprise. En étant 100 à  accepter de partir, ce sont presque 145 postes qu’ils permettent courageusement de sauver. Remercions-les ! »

— le second aspect que l’affaire des Renault-Sandouville permet enfin de médiatiser (ou de commencer à ce qu'on commence à en parler), c’est la mise en avant ceux auxquels Mathieu Magnaudeix consacrait, en octobre dernier, un brillant article, qui n’a malheureusement pas connu, du moins à l'extérieur,  l’écho qu’il méritait : « Les Oubliés de la réforme ».

En gros, donc, certains chômeurs, notamment parmi ceux nés après 1951, vont, « grâce » au passage en force de la réforme de la retraite en 2010 (et l’anticipation de son application quelques mois plus tard) se retrouver en fin de droits, mais cela….

— soit  avant d’avoir l’âge légal pour  y accéder (certains, s'ils ont tous leurs trimestres, pourront peut-être néanmoins bénéficier de l'ATS, nouvelle appellation de l'ancienne AER):
Nés avant le 01/07/1951 :             60 ans
Du 01/07/1951 au 31/12/1951 :             60 ans et 4 mois
En 1952 :             60 ans et 9 mois
En 1953 :             61 ans et 2 mois
En 1954 :             61 ans et 7 mois
A partir de 1955 :             62 ans

— soit avant d’avoir le nombre de trimestres cotisés nécessaires, celui-ci ayant également augmenté lors de la réforme:
Nés en 1948 ou avant, soit 160 trimestres (40 ans)
1949 :             161 trimestres  (40 ans et un trimestre)
1950 :             162 trimestres  (40 ans et deux trimestres)
1951 :             163 trimestres  (40 ans et trois trimestres)
1952 :             164 trimestres :(41 ans)
1953 – 1954 :  165 trimestres (41 ans et un trimestre)
1955 :             166 trimestres ( 41 ans et deux trimestres)

—  soit les deux en même temps, sachant que l’âge de la retraite à taux plein quelle que soit la durée de cotisations a, elle aussi, été prolongée (passée de 65 à 67 ans).

Bref, plein de personnes qui vont être concernées par ce « grand écart » impossible à faire entre le passage du statut de demandeur d’emploi (aux candidatures desquelles on ne répond généralement même pas en raison de leur âge) à celui de retraité (même avec un malus pour le moment impossible à calculer en raison d’un imbroglio difficile à démêler entre CNAV (caisse assurance vieillesse) et retraites complémentaires….


Quant à ceux qui ont suivi les conseils de leur propre agence Pôle Emploi et cumulé plusieurs mois chômage et CDD ou vacations déclarées, croyant ainsi prolonger d’autant leurs droits au chômage (cumul néanmoins plafonné à 18 mois et à 110 heures par mois, le tout n’excédant pas 70% de leur salaire antérieur), quelle ne va pas être leur surprise lorsqu’ils se rendront compte que la durée de prolongation à laquelle ils auront droit ne correspond pas au nombre de jours effectivement travaillés…  mais, par le biais d’une savante per-équation (jamais annoncée de surcroît !), au nombre de jours que cela aurait représenté dans leur ancien emploi !

Vous avez dit « nouveaux pauvres » ? En voilà….
Vous avez entendu un candidat en parler, vous ? Pas moi….

Grain de Sel. 

http://blogs.mediapart.fr/edition/lhonneur-du-chomeur/article/060412/le-grand-ecart#comment-1900999

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Pôle emploi hors la loi ? la CGT prépare la Riposte !!! Bienthot les Huissiers occuperont Pole emploi ;-)


Depuis près d’une quinzaine d’années, l’UNEDIC puis Pôle Emploi devenu juge et partie organisent, en toute illégalité, la ponction automatique sur les allocations dues aux bénéficiaires de l‘assurance chômage, des sommes trop perçues ou prétendues comme telles pour des périodes antérieures d‘indemnisation.
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Tract appel à témoin
Solution de facilité ou véritable effet d’aubaine pour les caisses de l’UNEDIC, ces pratiques dénoncées depuis plusieurs années par la Fédération des organismes sociaux CGT ont mis et continuent à mettre à mal des milliers de privés d’emploi sans aucun moyen pour vivre.

Après la suppression du fond social, la mise en place du PARE suivi de la fusion ASSEDIC/ANPE contre nature, toutes les politiques visent à mettre fin à la protection sociale pour tous conduisant seuls ceux qui le peuvent vers un système assuranciel lucratif pour le capital.
  • A Marseille, 3 privés d’emploi saisissent le TGI pour faire valoir leurs droits !
  • A Salon-de-Provence, c’est Pôle emploi qui traîne un privé d’emploi devant le tribunal !
  • A Nîmes, un privé d’emploi gagne contre Pôle emploi !
Organisons la riposte contre pôle emploi qui traite les chômeurs à la carte et qui s’acharne contre les plus pauvres en les dilapidant de leurs droits et de leurs dus !

Pôle Emploi va devoir rembourser des milliers de personnes victimes de leurs pratiques frauduleuses.

 

Le Comité national CGT chômeurs et précaires appelle tous les salariés privés d’emploi à témoigner des méfaits subis de la part de Pôle Emploi de quelque nature qu’ils soient en remplissant l’appel à témoin.

Ensemble, revendiquons pour tous :Un emploi stable, choisi et correctement rémunéré. Un véritable service public de l’emploi.

 

http://chomeurs-cgt.fr/spip.php?article356